Changement de nom pour deux aéroports en Tunisie



Le ministère des transports en Tunisie vient d’indiquer que deux aéroports vont changer de nom suite aux évènements de ces dernières semaines.
L’aéroport d’Enfidha Zine el Abidine Ben Ali mis en service il y a environ une année devient Enfidha-Hammamet.
Situé sur la côté est, il permet d’alléger le trafic des aéroports voisins, à savoir Tunis et Monastir.
Sa construction a coûté près d’un demi milliard d’euros et il est relié à différents aéroports situés dans 19 pays.
A prix équivalent, il sera plus intéressant d’atterrir sur cet aéroport que celui de Tunis pour un touriste souhaitant visiter Sousse ou Hammamet.
L’aéroport Enfidha-Hammamet est le neuvième aéroport international tunisien avec Tunis, Djerba, Gabès, Gafsa, Sfax, Tabarka et Tozeur.
Le deuxième aéroport subissant un changement de nom est le 7 novembre situé à Tabarka.
Le 7 novembre 1987 correspond à la date de prise du pouvoir par l’ex président Ben Ali.
Cette date figure encore un peu partout dans le pays, mais la population l’éradique de jour en jour.
L’aéroport de Tabarka devient donc Tabarka-Aïn Draham, et desservira toute la partie nord-ouest du pays.
En 2008, cet aéroport a reçu 70 584 passagers et 53 970 l’année suivante.




Aéroport de Tabarka : Un décollage qui se fait attendre



Le vol quotidien Tunis - Tabarka - Tunis est souvent annulé, faute de passagers (ou d’avion). C’est l’image d’un aéroport qui bat de l’aile. Pourquoi ?
Mis en exploitation en 1992, l’aéroport de Tabarka dessert tout le Nord-Ouest tunisien et il est supposé soutenir l’essor touristique de cette région. La zone Tabarka ? Aïn Drahem couve plusieurs niches d’activités touristiques comme la chasse, la pêche sous-marine, le corail, les festivals culturels, le Golf, en plus du tourisme balnéaire, écologique et culturel.
L’essor de ces activités suppose le développement de l’infrastructure hôtelière et routière. La zone de Tabarka ? Aïn Drahem nécessitait, selon les experts, une capacité de 10.000 lits pour bien se vendre auprès des Tours-opérateurs en tant que destination touristique, tout le long de l’année. « En deçà de 10.000 lits, les investissements productifs de l’Etat ne peuvent être rentables et la région ne peut être bien commercialisée » a expliqué Dr Jilani Dabboussi, président de la Fédération régionale hôtelière du Nord-Ouest.
Dr Dabboussi a précisé que : «La première zone touristique a été saturée en lots hôteliers alors que l’extension de 250 hectares n’a pas été encore lancée». Les statistiques de l’Office du tourisme montrent que Tabarka plafonne à 5.270 lits alors qu’Aïn Drahem ne dispose que de 854 lits.
La zone avait également besoin de supports d’animation touristique comme la multiplication des parcours de Golf. «Le Golf de Tabarka est certes l’un des plus beaux de la Méditerranée. Mais il a besoin d’être soutenu par d’autres parcours dans la région et par l’institution de trophées golfiques. Les golfeurs aiment changer de parcours. Or, les projets de Golf de Hammam Bourguiba et d’Aïn Drahem sont encore dans les cartons. A titre de comparaison, il y a 14 Golfs dans un rayon de 20 kilomètres à Malaga en Espagne» a ajouté Dr Dabboussi.
Exploiter les spécificités
Pour décoller, l’aéroport de Tabarka avait besoin du développement des niches de tourisme, spécifiques à la région. Et celle-ci ne manque pas d’atouts. Elle a été de tout temps prisée par les Italiens, par les amateurs de battue du sanglier, de plongée sous-marine, etc.
N’est-elle pas connue pour son corail rouge à travers le monde ?
Ses festivals culturels n’ont-ils pas attiré de grands noms comme Aragon ?
La région n’était-elle pas depuis les années soixante-dix du siècle dernier un véritable support du slogan «je ne veux pas bronzer idiot» ?
Il fallait donc faire un tremplin à partir de ces acquis, pour lancer le nouveau produit touristique à travers ces segments, d’abord, tout en cherchant à créer d’éventuelles ramifications, ensuite.
Or, les résultats montrent que les battues de sangliers deviennent de plus en plus rares, qu’il n’y a pas de véritable programme d’essor du tourisme de plongée, ni d’ailleurs de celui de montagne et les circuits écologiques sont encore à leurs premiers pas.
La zone n’arrive même pas à conserver sa place d’aire prisée de villégiature pour les locaux aisés, ni des Algériens qui se sont ouverts sur le tourisme durant la dernière décennie. Son rôle s’est limité à celui de point de passage, sans parvenir à devenir une destination de cette clientèle algérienne.
Par ailleurs, les statistiques de l’ONT montrent même un net recul (15 %) du nombre de nuitées passées à Tabarka entre 2008 et 2009. Le changement du programme culturel estival serait derrière cette chute. La musique était une motivation de vente remarquable.
L’aéroport de Tabarka ne peut donc décoller tant que la zone n’est pas parvenue à s’imposer en tant que destination, avec son éventail de produits et les atouts qu’elle recèle.


03-07-2010 - Tunisie: L'aéroport international 7 -Novembre de Tabarka - Des atouts pour développer davantage le trafic


La haute saison permet aux différents aéroports de l'intérieur du pays, à l'instar de l'aéroport international 7-Novembre de Tabarka, de connaître une dynamique réelle, vu l'affluence des touristes de différentes nationalités vers cette région. Au programme touristique, la plage, le festival musical, les parties de golf... La zone de Tabarka dispose, en plus, d'un site naturel pittoresque fait de forêts de pins et de montagne où l'air est pur.
Cependant, l'aéroport de Tabarka est passé par des moments difficiles malgré les encouragements décidés à son profit. La rentabilité étant le premier objectif de toute activité économique; il a été décidé de prendre les mesures nécessaires pour dynamiser les activités au sein de l'aéroport non seulement au cours de la haute saison, mais tout au long de l'année.
Lignes internes et internationales
Le début de l'exploitation de cet aéroport dont la superficie est de 240 ha - dont 5.400 m2 pour l'aérogare - a commencé en 1992. Éloigné de 12 km de la ville de Tabarka, l'aéroport a une capacité d'accueil d'environ 0,250 million de voyageurs par an. Doté de tous les équipements modernes, le même aéroport dispose aussi d'un entrepôt pour le stockage des marchandises de fret d'une superficie de 8 m2. Des bureaux d'enregistrement (au nombre de cinq), des bureaux de police et d'autres réservés au contrôle douanier (départ et arrivée) et aux bagages sont réunis dans un espace cohérent pour offrir les meilleures prestations aux voyageurs.
D'après les statistiques disponibles, le nombre des voyageurs est passé de 5.816 en 1992 à 70.584 en 2008. Durant toute cette période, le nombre des voyageurs qui a augmenté progressivement a connu aussi des fluctuations. Le chiffre de 60.372 voyageurs n'a été atteint, par exemple, qu'en 1999 et il a fallu attendre 2005 pour pouvoir le dépasser en enregistrant 68.128 voyageurs. De janvier au 18 décembre 2009, le nombre de voyageurs a gravi la barre de 64.784.
Évidemment, l'activité de l'aéroport ne se limite pas aux lignes internationales, mais englobe aussi les lignes internes. Ainsi, les lignes internationales ont ramené en 2009 quelque 58.405 voyageurs (dont 2.752 de passage), alors que les lignes internes ont enregistré environ 6.379 voyageurs (dont 482 de passage). En 2008, les voyageurs qui ont choisi les lignes régulières ont été de 5.265 contre 4.137 pour les lignes non régulières. Les lignes internationales sont toutes irrégulières avec en tête, l'Italie (42.010 voyageurs) suivie de la République Tchèque et de la Slovaquie (14.339), de la France (3.779), de la Suisse (405), des pays de l'Europe de l'Est (392) et de l'Arabie Saoudite (257).
Toujours en 2008, l'aéroport a accueilli des avions appartenant à plusieurs compagnies internationales, mais c'est Tunisair qui occupe la première place en termes de nombre de voyageurs qui atteint les 26.632, alors que Nouvelair occupe la deuxième place avec 11.900 voyageurs. Les autres compagnies sont Carthago, Sevenair, la Société tunisienne du transport et des services aériens, Alitalia, Privé Payant, Flightline, Blue Panorama, Wind Jet, Eurofly Compagnies.
L'activité fret peut augmenter
Au niveau du fret, la situation commence à s'améliorer si l'on tient compte des résultats de l'année dernière (jusqu'au mois de novembre) où l'on a enregistré le transport de 25,304 tonnes. L'activité fret n'est pas bien développée depuis la création de l'aéroport, se limitant aux meilleurs des cas à 6,000 t en 2005. Cette activité peut connaître un meilleur élan au cours des années à venir en diversifiant et en dynamisant l'exportation des produits de la région et des régions environnantes.
Rappelons qu'au cours du IXe Plan (1997/2001), l'aéroport de Tabarka a bénéficié de 906.000 dinars d'investissements alors qu'au cours du Xe Plan (2002/2006), ce montant a été ramené à 778.000 dinars. L'investissement continue à être consacré à cet aéroport au cours des dernières années passant de 61.000 dinars en 2007 à 196.000 dinars l'année suivante et à 69.000 dinars l'année dernière au 30 septembre. Mieux encore, un appui financier de l'ordre de 27.51 millions de dinars a été accordé à l'aéroport en question sur la période s'étalant de 2003 et 2008. Durant cette période, le montant de cet appui a été respectivement de 4,32 MD, 4,45 MD, 4,73 MD, 5,51 MD, 5,58 MD et 2,91 MD.
Exploité par l'Office de l'aviation civile et des aéroports, l'aéroport de Tabarka a obtenu son attestation de mise à niveau le 7 novembre 2008. La situation peut s'améliorer davantage au cours des années à venir moyennant la dynamisation du secteur touristique d'autant plus que la région a tous les atouts pour réaliser des résultats positifs.


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